Premiers pas dans les magasins bio

Pousser la porte d’un magasin bio la première fois peut être impressionnant. Toutes proportions gardées, tout de même ! En effet, nous sommes habitués depuis des années à aller faire nos courses dans des magasins « traditionnel ». Chez notre artisan préféré, à la supérette du coin ou de temps en temps dans un grand hypermarché. On y va les yeux fermés, on connait les rayons par cœur, etc, etc… oui, mais pourquoi ? Parce que nous en connaissons les codes, tout simplement. Parce qu’au fil des années, nous nous sommes habitués à ces magasins, que j’appellerai « conventionnels ». On sait par exemple où se trouvent les promos (en tête de gondoles), etc…

Si on a une certaine appréhension en ce qui concerne les magasins bio, c’est parce qu’on ne les connait pas.

Premièrement

Primo, dans les magasins bio on va se retrouver devant des marques qu’on ne connait pas. On oublie les marques bios de la grande distribution, vous ne les trouverez pas dans les magasins bios traditionnels, à quelques exceptions près. N’oubliez pas que la grande distribution a compris le filon. Pour faire toujours plus de profit, et au vu de l’engouement pour la nutrition santé qui prend de l’ampleur ces dernières années, les rayons bios des supermarchés ont doublé voire triplé de volume… Leurs marques distributeur bios ne sont pas forcément mauvaises (il n’y a pas – ou peu – de pesticides, mais les provenances sont souvent… éloignées. Et là, le vieux con que je suis estime que le bio européen nous donne plus de sécurité qu’un estampillage bio venant de pays où l’agroalimentaire est moins encadré. Mais ça, ça n’engage que moi…

Par contre, on trouve de très bonne marques en super marché, et notamment le marque Ethiquable (qui se double d’être du commerce équitable), qui se fraye un chemin dans la grande distribution. Attention, cependant, les prix sont souvent plus élevés que dans un petit magasin bio… Cherchez l’erreur ou la nouvelle source de profit pour certains !!   Bon, revenons à nos moutons. Il vous faudra donc apprivoiser les nouvelles marques que vous allez découvrir. Je pense à Celnat, Vajra, Markal, Hygiena, …

Rassurez-vous, vous trouverez en rayon quasiment tout ce que vous avez l’habitude de trouver ailleurs, mais bien souvent en meilleur (j’insiste sur le bien souvent, parce que ce n’est pas toujours, je vous en reparlerai plus tard), et surtout en moins raffiné et plus complet. Ça, ce n’est qu’une question d’habitude. Avec le temps, vous remarquerez que vous connaîtrez les emballages par cœur et que vous ferez vos courses en un rien de temps.

Deuxièmement

Deuzio, et qui va avec le primo… On a peur de rentrer dans les magasins bio de peur d’être « jugé » tout simplement parce qu’on n’y connait pas grand-chose, qu’il va peut-être falloir se renseigner… Du coup, on a peur de poser des questions idiotes. Eh bien, rassurez-vous ! Quand j’ai commencé à fréquenter les magasins bios il y a quelques années (bien avant de me décider à perdre du poids), j’ai toujours trouvé des commerçants d’une gentillesse et d’une courtoisie extrême. Jamais une remarque déplacée ou un soupçon de moquerie. Que du contraire ! On se retrouve la plupart du temps face à des commerçants, certes (ils ont besoin de gagner leur croûte comme vous et moi et donc de vendre leur marchandise.

Et c’est normal !), mais face à des gens qui ont des convictions et qui ont envie de partager leurs connaissances avec vous. Leurs conseils sont d’ailleurs souvent avisés. En effet, que l’on parle de petit magasin bio ou de supérette bio, tous ont la même démarche. Ou presque. Ils connaissent leurs produits par cœur et pourront vous guider parfaitement dans vos achats. Souvent, ils travaillent avec de petits producteurs locaux… ils pourront vous donner alors moult détails sur les agriculteurs, et ça, personnellement, j’aime bien, parce que ça met un visage ou en tout cas une dimension humaine sur ce qu’on achète.

Troisièmement

Tertio. Le bio, c’est cher et donc les magasins bio sont plus chers que les « traditionnels » ! Idée reçue. Vraie dans une certaine mesure, mais à nuancer. On estime en moyenne qu’un panier bio est 30% plus cher qu’un panier classique. C’est la réalité (je suis d’habitude fâché avec les chiffres, mais là, je m’incline). Les produits bios sont plus chers que les produits « traditionnels ». Seulement… Bah oui… il faut savoir que les produits bios sont plus gouteux que les autres, qu’ils contiennent souvent plus de nutriments (et sont donc par la même occasion plus nourrissants et plus rassasiants) et qu’ils ne contiennent pas (ou très peu, puisque qu’on accepte maintenant dans les produits bio un pourcentage non bio… hum… hum…) de pesticides.

Au final, c’est un peu plus cher, mais votre porte-monnaie ne le ressentira pas trop. Parce que vous allez manger automatiquement moins (vous allez être mieux nourri, plus rassasié et donc vous allez manger moins. CQFD). Donc, acheter moins, mais mieux. Et à propos du prix des produits bios, vous pourriez être bien étonné en comparant les prix de votre petit magasin bio et celui du rayon bio de votre hyper… Eh bien, vous le remarquerez très vite : votre hyper s’en met plein les poches ! Ses marges, déjà nettement plus conséquentes que celle d’un petit commerçant, sont, le plus souvent, au niveau du bio, faramineuses !

Sans vous donner le nom des enseignes, j’ai trouvé cet été des tomates bio moitié prix dans mon petit magasin bio que chez un ténor de la grande distribution ! Si, si… Vous pouvez me croire. Donc, raison de plus pour bien comparer les prix quand vous faites vos achats.

Conclusion

Voilà, vous l’aurez compris, la première fois qu’on pousse la porte d’un magasin bio, c’est un peu particulier, tout simplement parce qu’on manque de repères et de codes. Mais vous aurez vite trouvé vos – nouveaux – repères et cette appréhension que vous aviez eue (et qui est normale !), vous fera rire ! J’en parlais l’autre jour à la gérante de mon magasin bio de prédilection en lui expliquant que la première fois que j’avais poussé sa porte, je n’en menais pas large… Nous avons eu un bon fou rire tous les deux. Et rien que ça, ça m’a fait démarrer ma journée d’une manière bien positive !

Se remettre au sport …

Se remettre au sport ou tout simplement s’astreindre à une activité physique régulière contribuent à la perte (et à la stabilisation, le plus important !) du poids.

On vous le rabâche sans cesse, et c’est tellement vrai, si vous ne vous remettez pas au sport, ou si vous ne vous adonnez pas à une activité physique régulière, même en essayant tous les régimes miracles de la terre (ceux qui ont fait – peu ou prou – leurs preuves et ceux qui les feront – ou pas ! – dans le futur), vous reprendrez inlassablement du poids ! Le fameux effet yo-yo, dont on parle partout, vous guette. Et là, ce n’est pas une théorie. Celles et ceux qui l’ont vécu savent de quoi je parle.

Alors, oui, je vous entends d’ici… « Le sport ? Ah non, ce n’est pas pour moi. C’est trop fatigant… et surtout, je n’ai pas la condition physique, ni le poids, pour ! » Balivernes ! Ou presque… Que ce soit fatigant, je vous l’accorde (mais on n’a rien sans rien). Que vous n’ayez pas la condition pour, je vous l’accorde aussi. Un corps svelte a plus de facilité à se mouvoir et à bouger. Son cœur trinque nettement moins… Et quand on est en surpoids, faire un effort physique, quel qu’il soit, peut se révéler extrêmement difficile et même dangereux. On est donc d’accord !

Mais qui vous a parlé d’aller courir le marathon de NY l’année prochaine ? Ou d’aller vous enfiler 150 longueurs à la piscine ? Pas moi ! Tout est dans la mesure et la progression. Il faut aussi un peu de volonté et une bonne dose de courage (et même beaucoup !). Mais si vous êtes tombé sur ces quelques lignes, c’est que vous êtes sur la bonne voie, sinon, vous seriez certainement en train de vous enfiler une plaquette de chocolat au lait devant une bonne série…

Tout est donc question de mesure au début, du moins. Après, avec l’assurance que l’on prend en soi, et l’endurance acquise au fil des jours, vous vous sentirez pousser des ailes. Les progrès que l’on peut faire sont parfois surprenants. Il y a trois ans, je détestais le sport et n’imaginais pas un instant m’y remettre. Il y a deux ans, je m’y suis remis plein d’espoir. Aujourd’hui, je cours mes 15 km deux fois par semaine, je fais mes 4 km de piscine trois fois par semaine et je marche une demi-heure tous les matins !

Ah oui… je ne prends plus non plus ma voiture pour aller faire une course, j’y vais à pieds (ça me donne l’occasion de faire un peu plus d’exercice). Mon portefeuille m’en a remercié : au prix de l’essence, autant la laisser au garage ! Et quand on n’a pas un coffre gigantesque pour tout entasser et transporter, on réfléchit à deux fois avant d’acheter quelque chose !

Trêve de plaisanterie, faire du sport est donc à la portée de toutes et tous. Au départ, il faut bien entendu le faire – très – raisonnablement. Et surtout ne pas se lancer des objectifs inatteignables. Si on souffre de certaines pathologies (ou si on a vraiment trop peur de voir une goutte de sueur poindre sur le front), on file chez son généraliste et on lui demande de faire une check up pour voir que tout va bien parce qu’on vient d’avoir la riche idée de se remettre au sport. Ben oui… on ne va pas chez le médecin pour qu’il nous prescrive une pilule, on y va juste dans l’espoir que tout va bien !

Faut voir le verre à moitié plein ! Fini l’idée que de toute façon plus rien ne va. On va de l’avant. Quand on a décidé de reprendre sa vie en mains, ce n’est pas une courbature qui va nous faire peur !

On fait donc les choses lentement mais raisonnablement. Qui va piano va sano, comme dit le dicton. Mais pas trop piano non plus, hein ?!… No pain, no gain. Un autre dicton qui deviendra bientôt votre credo ! Alors, pour renouer (ou nouer, certains n’ont jamais fait de sport dans leur jeunesse, ou si peu… j’en fais partie, j’ai toujours détesté ça !) avec une activité physique régulière, on y va mollo, mais on y va. La course ? On oublie ! (pour le moment en tout cas), c’est beaucoup trop traumatisant pour le corps et le cœur si vous n’êtes pas entrainé. Vous y reviendrez plus tard et vous ferez des sauts de gazelle, croyez-moi ! Pour commencer, rien de tel que des sports peu traumatisants mais néanmoins très intéressant.

La marche

se remettre au sport - la marcheLa marche est un exemple parfait. Marcher fait un bien fou ! Alors, oui, au début, on marche un ou deux kilomètres (ça peut vous faire peur, mais un ou deux kilomètres sont – très vite – avalés). On fait travailler ses muscles, son retour veineux, on s’oxygène… bref, notre corps qui était en léthargie se retonifie et prend le chemin vers  le bien-être. La natation est également une option plus qu’intéressante. Rappelons que nous ne devons porter qu’un tiers de notre poids dans l’eau. Pas dénué d’intérêt quand on a quelques kilos en trop. En plus, dans l’eau, les mouvements se font sans à coup, en toute allégresse.

La natation

Et pourtant, à y regarder de plus près, Camille Lacourt, Amaury Leveaux, Florent ou Laure Manaudou sont plutôt pas mal foutus, n’est-ce pas ?!… 😉 Mais la natation reste un sport accessible à tous, quelle que soit votre condition physique ou presque, pas trop cher (un abo annuel à la piscine coûte tout au plus une centaine d’euros et un maillot moins de dix !) et surtout extrêmement agréable. On aime ou pas la sensation de glisse dans l’eau, personnellement, j’adore !

Le sport à la maison

se remettre au sport (à la maison)Le sport à la maison est aussi une très bonne initiative quand on décide de se bouger un peu. Le gros avantage (et le désavantage aussi finalement), c’est qu’on reste chez soi, sans s’exposer au regard des autres. Et quand on a pris conscience de son surpoids, on a tendance à se trouver un peu dégueu à regarder… et pourtant, regardez autour de vous, des plus dégueus que vous, il y en a à la pelle ! Alors, au diable les complexes !

Mais faire du sport chez soi à un coût non négligeable. On parle souvent du prix excessif d’un abonnement à une salle de sport… mais faites le calcul : un rameur ou un vélo d’appartement ça va dans les deux cents euros au bas mot. Pour un vélo elliptique, on compte une centaine d’euros de plus. Ça représente vite un petit budget. Par contre, vous êtes libre comme l’air, vous vous entrainez comme vous le voulez et quand vous le voulez…

Le vélo

se remettre au sport - le veloLe vélo est aussi une option sympathique. En plus, voir du paysage et s’oxygéner fait beaucoup de bien à l’esprit aussi. L’inconvénient du vélo réside dans le prix de l’achat dudit vélo et de la stabilité sur un deux roues. Si vous n’avez plus fait de sport depuis des années… retrouver l’équilibre sur deux roues peut être délicat…

Bref, tout ceci pour vous dire que reprendre une activité physique est ESSENTIEL au maintien d’un poids de forme, voire à la perte de poids. Au début, c’est difficile. Oui. C’est vrai. On en ch*** comme dirait l’autre. Mais si on le fait raisonnablement, qu’on ne se dégoûte pas dès la première séance, croyez-en mon expérience, ça devient un véritable plaisir. Aujourd’hui, je trépigne d’impatience quelques heures avant d’aller à la piscine ou courir sur la piste. Tout simplement parce que même si c’est difficile sur le coup, je suis tellement mieux dans ma peau après ! Waouw ! Le jeu en vaut la chandelle !

se remettre au sport - la course

Et puis, mais ça, je vous en reparlerai plus tard, aujourd’hui que je fais – beaucoup, peut-être un peu trop – de sport, je peux véritablement manger tout ce que je veux sans prendre un gramme. Et ça, ça change tout ! (Bon, je ne m’empiffre pas de saloperies non plus. Mais mes propres biscuits faits maison ou du chocolat noir à minimum 80% de cacao… je ne m’en prive jamais…